dimanche 20 septembre 2020

L'indice glycémique en bref

Merci à Nicolas Blanc, naturopathe, pour ce schéma simple et clair sur l'indice glycémique. Il a gentiment accepté que je le poste ici.  Vous comprendrez pourquoi il est préférable de consommer des aliments à indice glycémique faible ou modéré.

 

Et si vous voulez en savoir plus je vous encourage à lire son article complet sur son site : https://abc-nutrition.com/

vendredi 18 septembre 2020

Trois plantes de Sibérie qui vous veulent du bien


Je partage l'article rédigé par Natalia Chtykalo qui représente la marque russe Sugréff à Moscou et que je trouve très instructif  (https://www.sugreff.ru/)

Les premières traces du thé en Russie datent de 1567 : deux Cosaques - Petrov et Yalychev – le décrivent comme un merveilleux breuvage chinois et décident d'en faire leur boisson favorite après leurs expéditions en Chine. Ces premières tentatives de faire connaitre le thé en Russie ont échoué, car à l’époque ce breuvage n’avait pas trop suscité l’intérêt des russes, qui consommaient essentiellement du kvas, du sbyten ou encore des tisanes et infusions à base des herbes.
On peut considérer que la vraie apparition du thé en Russie, celle qui a laissé des traces mémorables a eu lieu en 1638.
L’Ambassadeur russe de l’époque, Vassili Starkov, a fait livrer à Moscou 64 kg du thé de la part du khan mongol Altyn. C’était du troc : la zibeline en provenance de Sibérie contre les étranges feuilles séchées et fermentées.



















Ainsi le tsar intrigué et dépité au début par ce troc malheureux a décidé d’inviter ses boyards à la première dégustation royale au sens premier du mot de ces feuilles séchées exotiques. Toute la tablée a été agréablement surprise par le goût légèrement astringent et l’effet tonifiant et stimulant de cette boisson exotique.
Ainsi après cette grande première, le thé a commencé à pénétrer dans la vie des Russes.
Bien évidemment à cause de son prix élevé à l’époque, au début de son apparition et sa distribution (si on emploie les termes actuels), il n’était consommé que par le tsar et son entourage.
Les sources de l’époque disent que le tsar Alexei Mikhailovitch, le fils de Mikhail Fiodorovitch, prenait le thé notamment comme médecines contre les maux de l’estomac et de tête.

Il faut attendre la fin du XVIIe siècle pour que le thé devienne une denrée d'importation régulière vers Moscou. Curieux détail : Le thé ne fut longtemps disponible que dans cette ville et resta, « l’apanage ou la tasse de thé » des Moscovites! Et ceci pendant presque deux siècles.
L’usage de boire des mélanges à base des herbes ou le thé avec différents ingrédients a toujours été le socle de la tradition et de la consommation de thé en Russie.

Les ingrédients tels que différentes herbes (menthe, marjolaine, épilobe, myosotis, feuilles du groseillier ou de l’airelle etc.), baies sylvestres (framboise, fraise, myrtille, genévrier etc.), fruits séchés (aronia, sorbier, pommes, poires) s’ajoutaient dans le thé classique depuis la nuit des temps en Russie.
Par exemple, les kalmyks ou les bouriats ajoutaient du sel et du lait dans leur thé, les peuples du Nord mettaient de la mousse comestible, les populations de l’Extrême Orient ont eu depuis longtemps l’usage de Sahagan Dali (voir détails ci-dessous).
Par bonheur les terres de la Russie abondent en végétaux avec des propriétés médicinales indiscutables.















Notamment, les étendues sibériennes cachent aux indifférents et révèlent aux curieux de nombreux trésors botaniques à de multiples vertus curatives.

Les peuples autochtones de la Sibérie font grand usage des plantes, herbes et baies sylvestres, donc beaucoup sont endémiques, donc, ne poussent que dans une zone géographique délimitée. Les modes d’usages les plus répandus : tisanes, infusions, décoctions.


















Je vais vous en présenter trois les plus connues et les plus authentiques que j’ai choisies pour trois raisons :
  1. Polyvalence thérapeutique, dont effet antiviral
  2. Goût et arôme agréables
  3. Caractère endémique et unicité
Il s’agit de l'éleuthérocoque, la shisandra shinensis appélée en russe limonnik et Sahagan Dali. Ce qui est très important pour la période post pandémique ils luttent tous les trois contre les agressions virales, sont immunostimulants et activateurs de la récupération.
D’ailleurs toutes les trois feront partie de la collection intitulée Birobidjan/Komset qui sera lancée par la marque SUGREFF prochainement.



L'éleuthérocoque qui est appelé également le ginseng de Sibérie est connu et étudié en Russie depuis le XIX et depuis des siècles en Chine.

C’est un arbuste épineux de 2 à 3 m de hauteur originaire de Sibérie ; il appartient botaniquement à la famille du ginseng. Les fruits sont des baies noires et charnues. Ce sont les racines séchées qu’on utilise en phytothérapie.
Les médecins avisés de deux pays attribuent à cette racine le pouvoir d'accroître la longévité, d'améliorer l'appétit et la mémoire et, de manière générale, de contribuer à la bonne santé et à la vitalité.
Notamment les chinois l’ont utilisé depuis la nuit des temps pour stimuler l’appétit et accroître le bien-être général des personnes âgées.
Les scientifiques soviétiques se sont sérieusement penchés sur l’étude de cette plante durant les années 1950 et ont élaboré le concept d'«adaptogène», autrement dit une substance naturelle qui accroît la résistance de l'organisme aux surmenage, divers stress physiques et psychiques et améliore l’endurance.
Il est à noter que les médecins soviétiques prescrivaient les extractions et tisanes de l’éleuthérocoque aux cosmonautes, plongeurs et aux représentants d’autres métiers à risque.
Comme de nombreux tests ont prouvé que les médicaments à base de cette plante sont un excellent remède pour accroître la force vitale et favoriser la longévité, il est largement usité de nos jours aussi dans la médecine traditionnelle sous formats différents.

Les gélules, décoctions, capsules, poudre, teinture et autres formes de médecine à base de la racine de l’éleuthérocoque sont un bon appui aux entraînements sportifs intenses ; atténuent les signes du surmenage intellectuel et physique ; optimisent les périodes de convalescence:

Ce remède naturel favorise la concentration, efficace dans le traitement de l'asthénie fonctionnelle et lutte contre les agressions virales ce qui est primordial de nos jours.
Cet adaptogène est capable de diminuer le taux de sucre et normalise l’hémoglobine. La racine magique est souvent incluse par les phytothérapeutes dans le traitement des maladies respiratoires de poumon, elle est bénéfique sur l’acuité de la vue et sur la bonne ouïe.
L’éleuthérocoque est également utilisé dans les produits de beauté et de soin, car efficace contre la chute excessive des cheveux et s’utilise même dans les crèmes pour le visage.

Aux doses recommandées, l'éleuthérocoque présente très peu de contre-indications.
NB : Il est déconseillé de prendre de l'éleuthérocoque en cas de tension artérielle élevée (plus de 180/90) ainsi qu’aux enfants de moins de 12 ans, aux femmes enceintes et allaitantes.

Notre protagoniste 2 est la Schisandra chinensis (Baies aux cinq saveurs) ou лимонник



C'est une espèce de liane arborescente sauvage originaire du Nord Est de la Chine. Son nom chinois wǔwèizi tient au fait que l'on trouve les cinq saveurs de la cuisine chinoise dans cette plante : le fruit est sucré et sa peau aigre, le noyau est épicé et amer et les feuilles mâchées laissent un arrière-goût       !  salé,  bref vous avez toute la palette gustative en un végétal ! Les fruits rouges de 5 à 6 mm de diamètre apparaissent sous forme de grappes ramassés. Ils sont comestibles, et souvent utilisés en médecine traditionnelle (principalement en Chine, en Mongolie et en Russie) comme un excellent adaptogène.
Les fruits sont le plus souvent consommés séchés puis bouillis pour en faire des infusions et tisanes riches en propriétés médicinales.
En Russie, Schisandra chinensis pousse dans l’Extrême Orient, la région de Khabarovsk, l’ile de Sakhalin.
Les fruits de la Schisandra chinensis ont été traditionnellement utilisés par les populations indigènes de chasseurs Nanai, pour améliorer la vision nocturne, comme tonifiant ainsi que pour réduire la faim et la soif pendant la chasse.
La médecine traditionnelle chinoise s’appuie depuis la nuit des temps sur la théorie de l’équilibre et de l’harmonie du yin-yang et la théorie cosmologique des cinq phases (Bois, Feu, Terre, Métal, Eau) qui sont associés aux cinq viscères (Foie, Cœur, Rate, Poumon, Rein).
Les cinq saveurs (Aigre, Amer, Sucré, Épicé, Salé) correspondent aux cinq sens (vue, parole/toucher, goût, odorat, ouïe).
Ces règles de correspondance servent à établir les relations entre les propriétés organoleptiques des plantes et leurs actions thérapeutiques. Dans le cas de la limonnik elles sont très nombreuses.
Énumérons les effets principaux des infusions et tisanes à base de celle-ci.
  • Tonifiant et revigorant, car stimule les système cardio-vasculaire, nerveux central et respiratoire grâce à la substance Schisandrine.
  • Protège l’immunité. Il est conseillé de boire des tisanes à la base de cette plante pendant l’hiver afin d’empêcher les grippes, les refroidissements et autres « crèves ».
  • Cette plante lutte efficacement contre le surmenage intellectuel, psychique et physique, améliore la résistance, favorise la concentration et empêche la somnolence.
  • Excellent adaptogène, elle aide l’organisme à s’adapter à des conditions climatiques défavorables, par exemple dans la haute montagne avec des températures extrêmes.
  • Tous comme l’éleuthérocoque et le ginseng, elle est recommandée aux sportifs, alpinistes, randonneurs, militaires et aux personnes pratiquаnt des métiers à risque. Il est à signaler, que les études sérieuses ont été menées en URSS pendant et après la Deuxième guerre mondiale dans le but d’introduire les fruits de la limonnik dans l’alimentation des soldats après avoir prouvé leurs effets thérapeutiques. Notamment pour contrecarrer la fatigue et l’envie de dormir.
  • Elle améliore le métabolisme et la circulation sanguine en diminuant le taux de sucre dans le sang.
  • Les baies de cette plante contiennent des anthocyanes, connues pour leur effet antioxydant, acides organiques - malique, citrique, tartrique, des pectines, vitamines C et E, oligoéléments etc.
Une plante miraculeuse, n’est-ce pas ?

Sahagan Dali : effets bénéfiques, usage, effets indésirables

L’histoire de la médecine traditionnelle regorge des témoignages sur les actions thérapeutiques presque magiques de Sahagan Dali. Connue dans l’herbologie tibétaine depuis le dix-septième siècle, elle était baptisée par les moines et guérisseurs de « plante qui prolongeait la vie ».



Les peuples de la Sibérie Orientale, de la Mongolie et du Tibet avaient une croyance selon laquelle Sahagan Dali est habité de l’esprit de la montagne qui est capable de reconstituer les forces pendant les longues traversées et chevauchées, efficace contre l’empoisonnement, la tension nerveuse et capable de maintenir la force sexuelle au beau fixe.
Ce végétal est répandu en Yakoutie, en Bouriatie, dans la région de Krasnoyarsk et aux alentours du lac Baikal. Sa cueillette est effectuée en été.
Le nom botanique n’est apparu qu’à la première moitié du XIX siècle : rhododendron d’Adams en l’honneur du botaniste Mikhail Adams qui était le premier à décrire toutes les vertus curatives de la plante.
La liste des propriétés de Sahagan Dali peut être longue, car elle regorge de substances biologiques actives.
  • Nettoie le système gastro-intestinal du corps de substances nocives
  • Rétablit le bon sommeil
  • Coupe des réactions allergiques, excellent effet anti inflammatoire
  • Enlève les maux de tête
  • Fait dissoudre les pierres rénales 
  • Améliore le système immunitaire
  • Renforce la vitalité, lutte contre la fatigue et le surmenage
  • Soigne les névroses 
  • Favorise la capacité à la concentration durable
  • Renforce l’énergie sexuelle de l’homme
  • Lutte contre l’hypertension artérielle 
  • Améliore l’élasticité des vaisseaux sanguins 
  • Améliore l’état de la peau du visage
  • Normalise des processus de coagulation du sang
  • A une action diurétique 
Les spécialistes affirment que cette plante est plus efficace que le ginseng ou la limonnik pour un rapide rétablissement. Donc, il faut boire les tisanes à sa base quand on est vraiment affaibli, « au bout de rouleau ».
Détail intéressant : il est souvent utilisé par les chamans des peuples autochtones de la Sibérie pour entrer dans un état extatique. Sinon il est largement utilisé pour la méditation et une meilleure concentration.
Enfin cette panacée véritable est utilisée comme composante dans la préparation des crèmes pour le visage et pour le corps. Elle tonifie l’épiderme, s’utilise également comme soin pour les cheveux leur donnant éclat et brillance. Possède même l’effet antichute.

Il est possible de faire des infusions avec des feuilles, boutons, fleurs qui dégagent plus d’arômes. Peut se consommer en mono-infusion ou s’ajoute au thé noir comme dans le cas du projet Birobidjan de la collection SUGREFF. Le temps classique d’infusion est de 10 minutes. Sahagan Dali a une saveur et un arôme particulièrement agréables.
Pour chasser les migraines il faut les faire bouillir dans du lait et consommer en petites quantités en ajoutant du miel.
Il y une règle qui s’applique à ces trois plantes : il est déconseillé de faire des infusions trop fortes et les consommer après 18.00 à cause de leur effet stimulant. Il est préférable de consommer des tisanes « thé noir + plante », si l’objectif est juste d’être en forme. 




dimanche 13 septembre 2020

Portrait de marché & Chou-fleur massala - Inde

 


- 1 gros chou-fleur
- 25 cl de lait de coco
4 gousses d'ail
- 4 cm de gingembre frais
- 2 c à soupe d'huile d'olive
- 1 oignon
- 1/2 c à soupe de garam massala (mélange de coriandre, cumin, poivre noir, clou de girofle, cardamome, cannelle et muscade)
- 2 c à café de curry jaune en poudre
- 1/2 c à café de curcuma
- 1 pincée de piment rouge ou poivre de Cayenne
- 1 petite boite de concentré de tomate
- 2 c à soupe d'huile de coco

Laver le chou-fleur puis le découper en petits bouquets. Ajouter 70 g de lait de coco (réserver le reste), 2 gousses d'ail écrasées (réserver le reste), la moitié du gingembre râpé et une grosse pincée de sel. Bien mélanger et laisser reposer 10 minutes. Allumer le four à 200 degrés. Au bout de 10 min mettre le chou-fleur sur une plaque de cuisson et enfourner 5 minutes. Pendant ce temps dans une poêle mettre l'huile d'olive puis faire revenir l'oignon pelé et émincé. Cuire 5 minutes puis ajouter le reste d'ail et de gingembre et poursuivre la cuisson 5 minutes. Ensuite ajouter les épices et cuire 1 minute puis ajouter le concentré de tomate et le reste de lait de coco. Porter à ébullition et laisser cuire 5 minutes puis ajouter l'huile de coco et les bouquets de chou-fleur et laisser 5 minutes (le chou-fleur reste croquant). Servir chaud.   

Recette de Halfbaked harvest


mardi 8 septembre 2020


 
Pour 15 cookies :
- 80 g d'huile de coco
- 85 g de flocons d’avoine grossièrement mixés  
- 85 g de farine de blé semi complète 
- 1/2 c à c de bicarbonate de soude 
-  1/4 c a c de sel 
- 50 g de noix de coco râpée 
- 80 g de sucre intégral 
- 35 g d’amandes concassées grossièrement
-  1 œuf 
- 40 g de chocolat 
- 35 g de crème (fraîche ou de coco)

Préchauffer le four à 180 degrés.

Faire fondre l’huile de coco et la laisser tiédir. Dans un saladier mélanger les ingrédients secs (flocons avoine, farine, bicarbonate,sel, noix de coco,sucre, amandes). Ajouter l’oeuf à l’huile de coco tiède, les battre puis verser le mélange sur les ingrédients secs. Mélanger pour obtenir une pâte homogène et un peu collante. Former des boules de pâte (avec l’aide d’une cuillère à glace c’est pratique) et les disposer sur une grille recouverte d’un papier cuisson. Aplatir légèrement les boules de pâte puis enfourner 10 min. A la sortie du four les laisser refroidir et pendant ce temps faire fondre le chocolat avec la crème (au bain marie ou au micro onde). Quand les biscuits sont refroidis les décorer avec des zig zag de chocolat fondu et laisser prendre le chocolat environ 20 min. 

Inspiré de la recette de Lilie Bakery

(j'ai utilisé de la farine semi complète au lieu de la farine d’épeautre, réduit la quantité de sucre de    130 g à 80 g et utilisé de la crème de coco pour le nappage chocolat)